Dakar: Merveilleux Philippe Raud et Patrice Saint-Marc !

Philippe Raud et Patrice Saint-Marc

Assistants rapides pour le Sodicars Racing, Philippe Raud et Patrice Saint-Marc ont joué aux bons samaritains tout le long du Dakar en essayant de rallier l’arrivée dans les meilleurs délais.

Leur challenge à eux, est formidable et même d’une grande importance.

C’est finalement dans les étapes marathon qu’il y a le moins de casses mécaniques. Philippe Raud en est convaincu. « Les gars font davantage attention à la machine car ils veulent être à l’arrivée », assure le pilote de la Toyota #387. Un véhicule en course mais avant tout dédié au support des huit autos de l’équipe Sodicars parties de Jeddah.

« C’est mon challenge à moi : aider les autres du mieux possible… On fait notre Dakar et celui des autres. On porte les premiers secours avant que le camion d’assistance n’arrive. Avec les outils et les pièces que nous transportons – cardans, embrayages, courroies, démarreurs, moyeux…- nous sommes à 3,4 tonnes quand une voiture de course n’en pèse que 1,9. J’aime beaucoup les dunes, mais c’est compliqué avec un tel poids. Nous avons couvert 370 km avec 800 grammes dans chaque pneu. C’est bien que nous ayons pu en sortir avant la nuit car sinon tu ne peux plus t’écarter de la trace qui, quand tu passes derrière les autres, ressemble à un champ de bataille. Nous avons sorti les plaques et pelleté, mais nous n’avons perdu que trois quarts d’heure dans l’avant-dernière étape. »

Un secteur favorable pour celui qui est l’un des rares engagés à avoir participé à des Dakar sur les trois continents mais aussi à avoir arpenté le rallye. « J’ai commencé en 2001, place de l’Etoile. Tous m’ont régalé car je suis un vrai passionné, et cette année j’étais ravi de découvrir un nouveau terrain de jeu. » a révélé Philippe.

A la sortie de la spéciale concluant la dernière étape marathon du rallye, Philippe Raud et son copilote Patrice Saint-Marc se disaient fatigués mais heureux d’avoir mené à bien leur mission. « Notre auto affiche 20 ans. C’est son quatrième Dakar, j’y fais très attention. La première semaine était cassante avec toutes ces pierres, mais nous n’avons crevé que, à deux occasions depuis le départ. Je suis impressionné par la solidité du matériel. »

Philippe et Patrice ont pris le temps de remettre deux kilos de pression dans chaque pneu, dès la sortie de la spéciale. Fatigué, et souvent moins concentré, les liaisons sont des pièges en fin de journée. « C’est là qu’il faut être plus vigilant. » Voilà pourquoi les deux hommes se partagent le volant pour rejoindre le bivouac chaque jour. Ils minimisent les risques, le Sodicars Racing possèdent en eux, des anges gardiens hors pair.

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